Enqre
Retour au blog

Publié le 06/08/2026

Suivre les scans d'un QR code (et ce que les chiffres ne diront jamais)

Suivre les scans d'un QR code (et ce que les chiffres ne diront jamais)

Un code statique ne se suit pas du tout : il envoie le téléphone droit à votre adresse et rien ne compte le trajet. Le suivi commence avec un code dynamique, dont le scan passe par une redirection capable de compter.

Ensuite, presque tout ce qui est utile se décide avant l'impression.

Un code par emplacement — la décision qui compte

Le réflexe est un code pour la campagne, imprimé sur tout. C'est plus simple à gérer et cela ne répond à rien : au bout, un chiffre, et aucune idée de quelle affiche l'a produit.

Donnez à chaque emplacement son code — vitrine, flyer, chevalet, sac de livraison — tous pointant vers la même page. Les comptes deviennent une comparaison au lieu d'un total, pour quelques minutes à la création.

Cela compte plus ici qu'ailleurs, car il n'y a aucune géolocalisation dans nos statistiques : ni coordonnées, ni ville, ni pays. Beaucoup de services déduisent un pays de l'IP ; nous ne la collectons pas, donc nous ne pouvons pas la restituer. Des codes distincts sont le moyen de savoir où l'on a scanné — et plus fiables qu'une estimation par IP, puisqu'ils parlent de l'emplacement et non du réseau du téléphone.

Ce qu'enregistre un scan

  • l'heure ;
  • quel code ;
  • le type d'appareil — mobile, tablette, ordinateur ;
  • système et navigateur, tels que déclarés par la requête ;
  • le référent si le navigateur en envoie un — un scan par l'appareil photo n'en envoie généralement pas ;
  • une empreinte SHA-256 salée de l'adresse IP, pour compter les visiteurs uniques.

Aucun nom, aucun e-mail, aucun identifiant publicitaire.

Ajouter des paramètres UTM

Le compteur dit que l'on a scanné. Il ne suit pas le visiteur dans votre propre analytique : pour savoir ce que ces gens ont fait ensuite, ajoutez des UTM à la destination :

?utm_source=affiche&utm_medium=qr&utm_campaign=printemps

Deux notes : gardez utm_medium=qr identique partout, un seul filtre séparera alors le trafic issu des scans. Et mettez les paramètres sur la destination d'un code dynamique, jamais dans un code statique imprimé.

Lire la première semaine

  • Jour un, zéro scan à un endroit passant. Ce n'est pas un démarrage lent : soit le code est illisible — rescannez vous-même l'imprimé avant toute chose — soit personne ne l'a vu, ce qui veut souvent dire qu'aucune raison de scanner n'est imprimée à côté.
  • Un pic puis rien. De la curiosité, pas de la demande.
  • Une ligne basse et régulière. L'emplacement marche ; reste la conversion, qui est l'affaire de votre analytique.
  • Visiteurs récurrents. Visiteurs uniques contre scans totaux sépare « beaucoup une fois » de « quelques-uns souvent ».

Deux choses que le compteur ne dira jamais

Qui a scanné. Le compteur est anonyme par construction.

Si ça a marché. Un scan est une intention, pas un résultat. Dix mille scans sans vente : le code a fait son travail, la page non.

Un dispositif qui tient la route

  1. Un code dynamique par emplacement, nommé pour être reconnu dans six mois.
  2. Des UTM sur la destination, avec utm_medium=qr constant.
  3. Une épreuve imprimée et scannée avant le tirage.
  4. Le jour un comparé à l'attendu, et un rescan vous-même si c'est zéro.
  5. L'export de l'historique quand il faut sortir du tableau de bord — CSV sur les offres payantes, 30 derniers jours en gratuit.

Réponses rapides

  • Peut-on suivre un code statique ? Non.
  • Comment savoir quelle affiche a marché ? Un code par emplacement.
  • Enregistrez-vous le lieu du scan ? Non, aucune géolocalisation.
  • Les UTM restent-ils utiles ? Oui, pour suivre au-delà de l'arrivée.
  • Puis-je voir qui a scanné ? Non.
  • Zéro au jour un ? Rescannez d'abord l'imprimé.

À lire ensuite